The Zemun Cycle of Silkscreened Graphics

Last summer, my friends Johanna Marcadé and Bruno Tolić, organizers of Novo Doba festival, helped me produce this silkscreened poster, a portrait of singer Valerie June, at their Zemun studio, near Belgrade. —  As Bruno put it, “This is yet the beginning of a great cycle…” (I hope so.)

L’été dernier, mes amis Johanna Marcadé et Bruno Tolić, organisateurs du festival Novo Doba, m’ont aidée à produire cette affiche, un portrait en sérigraphie de la chanteuse Valerie June, à leur atelier à Zemun, près de Belgrade. — Comme l’a dit Bruno, “C’est seulement le début d’un grand cycle…” (j’espère bien.)

Check out what they are up to:

https://www.facebook.com/NOVODOBAFESTIVAL

https://www.facebook.com/matrijarsija/

http://www.fijuk.net/

Advertisements

these things they do to us

Unveiling my submission to this year’s Novo Doba Festival (go visit their website/facebook page!) that will take place for the sixth year running in Belgrade/Pančevo/Zemun, Serbia, at the end of the month under the motto “Šta nam rade . . . — These Things They Do To Us.” What are your associations & mental connections with this title? & with my drawings?

Je vous dévoile ma contribution annuelle au festival de bande-dessinée Novo Doba qui aura lieu à Belgrade/Pančevo/Zemun en Serbie (allez donc voir leur site / page facebook !) ces jours-ci, et qui pour cette 6e édition a comme thème : “Šta nam rade . . . — Ces choses qu’ils nous font.” Quelles sont les associations d’idée qui vous viennent à l’esprit face à ce titre ? et face à mes dessins ?

novodoba-beyond-good-01-web novodoba-beyond-good-02-web novodoba-beyond-good-03-web

* ∗ *

IMG_3417 IMG_3416

“Amor vincit omnia” – submission for NOVO DOBA Festival 2013

Image

(texte en français ci-dessous)

This year’s edition (the 4th!) of Novo Dobo Festival of Non-Aligned Comics in Belgrade and Pančevo (Serbia) had the following motto : ljubav ne prestaje – Love Never Ends. (For blurbs and pictures of the festivities you can check their fb fan page.) For the festival catalogue I drew and submitted this two-page comic that some of you might not see as a comic in its own right, as it neither speaks nor tells any story, at least in a conventional way.

To me these two images and the men they portray definitely tell a story—their postures, the tattoos all over their bodies are as many signs of and homages to their never-ending love(s), no matter how ambiguous, cryptic or grotesque these signs might appear. The tattoos tell many stories that can be read directly off their skins, off the comic pages.

I couldn’t attend the festival this year but from what I gather it was lots of fun and full of lovely people as usual. Check out the participating artists and bands!! (by clicking on the grey links in the program.)

Cette année la quatrième édition du Festival Novo Doba de Bédé Non-Alignée à Belgrade et Pančevo (Serbie) était consacrée à la devise suivante : ljubav ne prestaje – l’Amour ne meurt jamais. (Des photos des festivités etc. sont à voir sur leur page fb.) Pour la publication du festival, j’ai dessiné et soumis cette bédé de deux pages que certains d’entre vous ne verront pas comme une bande-dessinée à part entière, puisqu’elle ne parle pas ni ne raconte une histoire, du moins pas avec les moyens conventionnels.

Pourtant ces deux images et les hommes dont elles tracent le portrait me racontent une histoire –leurs postures, les tatouages qui ornent leurs corps sont autant de signes et d’hommages à leur(s) amour(s) sans fin, aussi ambigus, cryptiques ou grotesques soient-ils. Ces tatouages narrent des histoires que l’on peut lire à même la peau, à même la page.

Je n’ai malheureusement pas pu participer en chair et en os au festival cette année mais de ce que j’ai cru entrevoir, ce fut un succès, avec tout un tas de chouettes participants. N’hésitez pas, d’ailleurs, à aller voir les sites des artistes et des groupes participant au festival (en cliquant sur les liens en gris dans le programme).

Voilà :

amor-vincit-page01-300dpi-greyscaleamor-vincit-page02-300dpi-greyscale

novo doba 2012 _ Vignettes of an Era

This wordless comic is my submission to this year’s edition of Novo Doba festival, which will take place from June 5th – 10th in Belgrade and Pančevo, Serbia.

J’ai fait cette bédé sans paroles pour le festival Novo Doba, dont c’est la troisième édition cette année, et qui a lieu du 5 au 10 juin 2012 à Belgrade et Pančevo en Serbie.

NOVO DOBA

J’ai composé une page (accollée ci-dessous, au bout de ce texte) pour le “Festival de bédé non-alignée” NOVO DOBA qui a eu lieu pour la seconde fois à Belgrade et Pančevo en Serbie du 8 au 12 juin derniers, rassemblant un pot-au-feu impressionant de gens talentueux et drôles, qu’ils soient dessinateurs, musiciennes, photographes, Lebenskünstlerinnen, bons vivants ou encore tout cela à la fois. Johanna Marcadé, qui a fait de mon séjour belgradois un superprintemps bédéphile, est à l’origine de cette mayonnaise qui tient la route (veuillez excuser les métaphores culinaires ; j’ai faim).

     
Affiches de l’édition 2011 du festival par Dunja Janković et Nina Bunjevac, ainsi qu’une page extraite d’une bande-dessinée de Nina Bunjevac et la couverture du catalogue du festival illustrée par Krekhaus et baignée d’une lueur annonçant —qui sait ?- la nouvelle ère (de gauche à droite)
 

>Novo doba<, c’est la Nouvelle ère
anxieux à l’aube nous les croquants
nous attendons, extatiques
la nouvelle daube
celle qui a commencé
on ne sait trop quand
ou peut-être
celle dont on attend éternellement
le commencement, une prouesse
la New Wave déjà complètement has-been
ou encore la promesse
de lendemains apocalyptiques —système D et vieilles combines.

Les monuments qui ont inspiré ma bédé —dédiés aux soldats, partisan-e-s, citoyen-ne-s … yougoslaves tombé-e-s pendant la seconde guerre mondiale- sont des œuvres architecturales pour le moins frappantes que l’on retrouve dans les plis et recoins les plus inattendus du territoire ex-yougoslave. Ils sont autant de points de repère (“landmarks“), réminiscences de l’esthétique d’une ère, si ce n’est nouvelle, du moins fantasmée telle, au sein de paysages bucoliques, touffus, et apparemment loin de toute vie humaine. Il y en a des dizaines, d’aucuns s’amusent à les collectionner (ainsi Marko Krojač, le photographe, part en éclaireur à leur recherche et en tire le portrait).

J’ai consigné dans cette page à peine quelques “monumentales associations” d’idées qui me viennent à l’esprit quand je vois ces blocs de béton armé aux allures futuristes. Une recherche que je continue hors-ligne et hors les murs ; à suivre, donc.