(texte en français plus bas)
As you are reading these lines, I am readying myself and packing my things to leave for Prague. I have been invited to participate in the Goldschmidt Conference to be their first artist in residence! What does it consist of? Well, I will be spending a whole week in a beautiful Central European capital mingling with geochemists — a very special breed of geologists — and also: I simply get to spend a few days drawing, drawing and … drawing! I will be going to talks, sketching and portraying the people I meet there, presenting some of my artwork related to geological fieldtrips and most probably enjoying the view. I also intend to continue my series of cover illustrations of famous scientific journals posted here a couple months back, for which I will certainly find new inspiration in Prague among the 4000+ participants…
I will be publishing “A Doodle A Day. The Graphic Proceedings of the Goldschmidt Conference” on the conference’s blog (http://blog.eag.eu.com/goldschmidt2015/) everyday. Go have a look at it during the week if you’re intrigued!
If you scroll down a bit you will see a few sketches I made in Prague’s old town during my last stay back in 2011. I remember being enthralled by the caryatids and atlantes carrying all the weight of the Czech neo-Baroque architecture on their stone shoulders. I am looking forward to discovering some more…
Au moment où vous lisez ces lignes, je rassemble mes effets et m’apprête à partir pour Prague. J’ai été invitée à participer à la Goldschmidt Conference afin d’y être leur première artiste en résidence ! Alors en quoi cela consiste-t-il ? Eh bien, cela signifie que je vais passer une semaine entière à me mêler à une foule de géochimistes — une espèce très intéressante de géologues — et aussi à dessiner, dessiner et surtout : dessiner ! Je compte aller à des exposés, faire des esquisses et des portraits des gens que j’y rencontre, présenter mon travail graphique en lien avec des missions de terrain géologiques auxquelles j’ai participées et très probablement … profiter de la vue. J’ai aussi l’intention de continuer ma série de unes de journaux scientifiques célèbres que j’avais postée ici il y a quelques mois et pour laquelle je vais certainement trouver quelque inspiration parmi les 4000 participants…
Je publierai tous les jours mes dessins sur le blog de la conférence (http://blog.eag.eu.com/goldschmidt2015/) et les réseaux sociaux, n’hésitez pas à y jeter un oeil dans le courant de la semaine prochaine !
Ci-dessous les dites Caryatides et les jolis Atlantes du vieux centre de Prague, dessinés et publiés ici-même en 2011 lors de mon dernier passage dans la ville.



Comme il se fait bien tard pour un tout premier article de l’année 2015, je vais tenter de compenser mon silence des derniers mois par une bonne rasade de nouveaux travaux — attendez-vous à d’autres mises à jour dans les semaines qui viennent, un certain nombre de surprises s’accumulent sur mon bureau. Je vais commencer aujourd’hui par cette nouvelle série d’illustrations mettant en vedette des géologues et des cosmochimistes et leur travail. Les dessins imitent des unes de grands magazines scientifiques tels que Nature ou Science, qui ont un impact fort auprès d’un large public. La première illustration de la série ci-dessus est une couverture du magazine Nature montrant Andreï Korsakov et Alexander Golovine, tous deux chercheurs à l’Institut Sobolev de Géologie et Minéralogie de la branche sibérienne de l’Académie des Sciences de Russie à Novossibirsk. Ils font de la recherche fondamentale sur les roches du manteau, constituant une des couches entre la croûte terrestre et le noyau. Leurs objets d’étude favoris sont les diamants qu’ils échantillonnent lors de missions de terrain en Yakoutie.


La dernière illustration est une couverture de la publication états-unienne PNAS. Elle fait allusion à un article publié dans ce journal par la géologue Emilie Thomassot et ses collaborateurs en janvier dernier. Dans cet article l’équipe de géochimistes s’est penchée sur des roches sédimentaires trèèès anciennes qu’elle avait échantillonnées au Nunavik, dans le nord du Québec. L’étude de ces roches (les plus vieilles échantillonnées au monde, datées jusqu’à 4,3 milliards d’années) fournit des éléments importants qui permettent de connaître la composition de l’atmosphère de notre Terre à un stade très ancien de son histoire. Vous pouvez lire le résumé de l’article en anglais (…plutôt ardu) par ici :
I will be giving a talk with geochemist & field geologist Emilie Thomassot at the Berlin Conference

